Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 09:23

Les nouveaux ajustements tarifaires du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2010

Faut-il prévoir un impact sur les tarifs 2010 des mutuelles ?

Les nouvelles mesures annoncées en vue d’une maîtrise des dépenses d’assurance maladie risquent en effet d’influer sur les tarifs à venir des complémentaires santé.

Si certains des nouveaux ajustements tarifaires profitent à ces dernières (diminution des niveaux de rémunération élevés dans les  secteurs comme la radiologie et la biologie), d’autres, par contre, appellent  à une prise en charge de leur part (forfait journalier hospitalier, financement des vaccins contre la Grippe H1N1, création d’un taux de remboursement de 15% pour certains médicaments).

  • Ajustement du forfait journalier hospitalier

C’est une des mesures  phares qui ferme l’objectif d’évolution de 2.8% sur les établissements de santé fixée dans le nouveau PLFSS de 2010. En somme, cela consiste à faire participer les patients aux frais d’hébergement à l’hôpital. Ce forfait hospitalier qui n’a pas augmenté depuis 2007,passera de 16 à 18 euros dans les services de médecine, chirurgie et obstétrique ainsi que dans les services de soins de suite et de réadaptation, et de 12 euros à 13.5euros dans les services de psychiatrie.

Cette décision ne concernent pas bien sûr les CMUC, AME, ainsi que les femmes enceintes et les victimes d’accident de travail ou de maladie qui eux sont exonérés de ce forfait journalier hospitalier.

Cependant il reste tous les autres patients qui vont devoir se tourner vers leur mutuelle pour une éventuelle prise en charge.

  • Participation des complémentaires santé au financement des vaccins contre la Grippe H1N1

Parmi les 3 dispositions prévues dans le cadre de la lutte contre la pandémie grippale c’est l’appel à titre exceptionnel pour la seule année 2010, d’une participation des complémentaires santé représentant environ 35% du coût des vaccins commandés.  Cette contribution a été évaluée à près de 223 Millions d’euros par le Président du GEMA (Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurances).

  • Création d’un taux de remboursement à 15% pour certains médicaments

Pour atteindre l’objectif d’économie de 1.8 milliards d’euros pour les soins de ville aussi le PLFSS a prévu des ajustements tarifaires.

Si la baisse du niveau de rémunération dans les secteurs à forte valeur ajoutée comme la radiologie et  la biologie vont profiter aux mutuelles santé, la création d’un taux de remboursement à 15% pour certains médicaments va solliciter leur concours.

En définitive, les mutuelles santé pour compenser ces nouvelles mesures du PLFSS 2010 prévoient d’ores et déjà une hausse en moyenne de 3.9% de leur tarif. Pourtant l’évolution tendantielle des dépenses de santé  aurait dû conduire à une croissance au tour de 2.1% l’année prochaine. Seulement, l’augmentation du forfait hospitalier, la contribution exceptionnelle pour la grippe A ou encore la création d’un taux de remboursement à 15% pour certains médicaments ont conduit à une réévaluation de ce pourcentage qui passe de 2.1% à 3.9% en moyenne.

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 11:42

La première pilule contraceptive de troisième génération est inscrite au remboursement : promesses tenues par Mme la Ministre de la Santé.

 

Deux avis également publiés dans le même J.O. précisent que le taux de remboursement sera de 65% et que le prix, similaire aux autres pilules de première et deuxième génération actuellement remboursables sera de 2,90€ pour un mois et 7,28€ pour trois mois de traitement. 

 

La contraception orale oestroprogestative est la méthode contraceptive la plus utilisée aujourd’hui en France. La composition des contraceptifs oraux a évolué dans le temps, avec l’introduction de nouveaux progestatifs et la diminution des doses d’œstrogènes. En fonction de cette évolution et de leurs caractéristiques, les contraceptifs ont ainsi été classés en trois générations.

 

Les pilules de troisième génération, non remboursées jusqu’à présent, représentent environ 50% en volume des contraceptifs oraux utilisés.

 

Jusqu’à récemment, aucun laboratoire n’avait fait de demande d’inscription sur la liste des médicaments remboursables, les fabricants des pilules de 3ème génération préférant une commercialisation en non remboursable à des prix bien supérieurs à ceux des contraceptifs de 2ème génération. Les travaux engagés par la ministre ont conduit un premier laboratoire, Schering-Plough, à effectuer les démarches en vue du remboursement de son contraceptif de troisième génération, « Varnoline Continue ».

 

C’est une réelle avancée pour permettre aux femmes d’avoir enfin le choix, sur avis de leur médecin, entre les différents types de pilules, de première, deuxième ou troisième génération.

 

Source : Service Presse Ministère de la Santé

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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 11:42

Un "secteur optionnel" pour ocntenir les dépassements d'honoraires et limiter les disparités dnas l'accès à la couverture des frais de santé !


Le Chef de l'Etat, lors de son intervention au congrès de la Mutualité à Bordeaux, relevait que le secteur optionnel va permettre un meilleur encadrement des tarifs que le secteur 2 avec, de plus des objectifs de qualité.

 

Dans le cadre d'un nouveau partenariat entre l'Assurance Maladie,la Mutualité et les Assurances Complémentaires, les libertés tarifaires seront mieux prises en charge, permettant ainsi un meilleur accés aux soins.

 

Dans son dernier rapport le Haut Conseil pour l'avenir de l'Assurance Maladie note une disparité importante des tarifs de spécialistes notamment dans les cliniques, sur tout le territoire incitant de fait des concitoyens à renoncer à certains soins.

 

Les médecins désireux de rejoindre le secteur optionnel vont accepter le respect du tarif de la sécurité sociale pour une partie de leurs interventions. En échange, ils pourront appliquer des dépassements réduits pour l'excédent, lesquels seraient prise en charge par les complémentaires.

 

L'Objectif étant de rendre le secteur optionnel attractif pour les médecins du secteur 2. Ce qui implique un rachat de leur part de droit à dépassement par l'Etat.

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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 11:42

92 % des salariés couverts par une complémentaire santé obligatoire préfèrent la conserver, plutôt que de la voir supprimée au profit d’une transformation de la contribution de l’employeur en salaire.

Simplicité et unicité pour les petites entreprises, souplesse et personnalisation pour les grandes entreprises.

Dans les petites entreprises, la complémentaire santé apparaît comme un élément de cohésion sociale, alors qu’elle est davantage intégrée à une politique globale de rémunération dans les plus grandes entreprises.

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, 4 employeurs sur 5 déclarent que la complémentaire est constituée d’une formule identique pour tous les salariés. Dans les deux tiers de ces entreprises, la cotisation est la même quel que soit la situation familiale du salarié. Les grandes entreprises se caractérisent par des formules plus complexes : un tiers des employeurs des entreprises de plus de 1000 salariés déclarent proposer des options facultatives et dans la moitié de ces mêmes entreprises, la cotisation varie selon la situation familiale.

Consommation de soins : des salariés plus vigilants.

La plupart des salariés interrogés (69 %) ont le sentiment que les dépenses médicales de leur foyer pèsent plus sur leur budget ces dernières années.

Si 36 % des salariés font surtout attention aux soins qui font l’objet de franchises ou de baisses de remboursement, 37 % d’entre eux déclarent limiter leurs dépenses de soins par principe, même s’ils sont totalement remboursés. 62 % des salariés se renseignent d’ailleurs sur les tarifs avant d’engager des soins dont le reste à charge peut être important.

Les enquêtes CREDOC-CTIP sur la réforme de l'assurance maladie et la complémentaire santé En 2004 et fin 2005, le CTIP avait confié au Crédoc des enquêtes auprès de l’ensemble de la population française, afin de connaître son opinion sur la complémentaire santé et l’impact des réformes de l’assurance maladie sur celle-ci. Fin 2007, cette étude avait été menée auprès d’un échantillon de 1 000 salariés et de 300 employeurs du secteur privé. Début 2009, le CTIP présente une nouvelle édition de cette étude, réalisée en décembre 2008. 1 000 salariés et 1 000 employeurs du secteur privé ont été interrogés par téléphone.

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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 11:42
Avant la loi Chatel, il fallait donc penser à résilier son contrat avant la date limite de résiliation. Cette date se situait…

Avant :
La plupart des contrats que nous, consommateurs, souscrivons auprès des prestataires de services comme les banques, assurances, services de téléphonie, d'accès Internet, etc., sont des contrats tacitement reconductibles. Ces contrats se renouvellent automatiquement chaque année. Avant la loi Chatel il fallait donc penser à résilier son contrat avant la date limite de résiliation. Cette date se situait généralement un ou deux mois avant la date anniversaire de la souscription du contrat.

Dans le domaine précis de l'assurance, où les tarifs évoluent d'une année sur l'autre, le consommateur se trouvait dans une situation un peu particulière : l'assureur n'envoyait son tarif (l'avis d'échéance) que longtemps après la date limite de résiliation, à une période où le contrat était déjà reconduit pour une année supplémentaire ! Un assuré qui voulait changer d'assureur devait donc anticiper sa date limite de résiliation, comparer les tarifs des assureurs, et résilier son contrat sans même connaître le montant que son assureur allait lui demander. Résultat, la proportion d'assurés qui changeaient d'assureurs sans raison particulière (déménagement, changement de profession ,etc…) était faible.

C'est pour remédier à ce genre de situations et sous la pression des associations de consommateurs que le député Luc Chatel a proposé une loi visant à modifier les conditions dans lesquelles s'exerce la reconduction automatique des contrats.

Après :
Depuis l'entrée en vigueur de la Loi Chatel , les prestataires de services doivent informer les consommateurs " au plus tôt trois mois et au plus tard un mois " avant la date limite de résiliation, de la possibilité de ne pas reconduire le contrat. Si cette information ne leur est pas communiquée dans ce délai, ils peuvent mettre un terme au contrat sans pénalité, à compter de la date de reconduction.

En matière de contrats d'assurances, l'assureur doit désormais rappeler la date limite de résiliation du contrat lors de l'envoi de son tarif (l'avis d'échéance). Si cet avis d'échéance est reçu moins de 15 jours avant la fin de la période de résiliation, ou après cette date, l'assureur doit prévenir l'assuré qu'il dispose d'un délai de 20 jours à compter de la date d'envoi de l'avis pour mettre fin à son contrat. Pour la date d'envoi, le cachet de la Poste fait foi. Si ces dispositions ne sont pas respectées, l'assuré peut mettre un terme au contrat sans pénalités, à tout moment à compter de la date de reconduction, par lettre recommandée à l'assureur. La résiliation prendra effet le lendemain de la date figurant sur le cachet de la Poste. Dans ce cas de figure, l'assuré devra payer sa prime d'assurance pour la période allant de la date de reconduction à la date de résiliation. Si l'assuré a déjà payé une somme supérieure, l'assureur a l'obligation de le rembourser dans les 30 jours suivant sa résiliation. S'il ne le fait pas dans cette période de temps, il devra verser en plus des intérêts.

La Loi Chatel ne concerne que les contrats à tacite reconduction couvrant les personnes physiques, en dehors de leurs activités professionnelles. Elle n'est pas applicable aux assurances vie ou décès et aux contrats groupe.
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